Fondation La Tourbière des Ponts

La Tourbière des Ponts-de-Martel

Origine de la Fondation La Tourbière des Ponts

Avec la protection des hauts-marais, des bas-marais et des sites marécageux au début des années 1990, certaines régions de Suisse ont été touchées de plein fouet par l’obligation de modifier leur manière d’utiliser le sol. La vallée des Ponts-de-Martel a été tout particulièrement touchée. Plusieurs exploitations de tourbes industrielles ont dû cesser leurs activités et la survie de l’utilisation artisanale de la tourbe pour le chauffage domestique n’est pas assurée.

Cette protection des marais a cependant eu le mérite de mettre notre vallée au premier plan de l’information nationale en révélant ses valeurs naturelles et paysagères.

C’est pour valoriser son patrimoine naturel et culturel que le Conseil général des Ponts-de-Martel a décidé de créer en 1992 une commission chargée d’étudier la possibilité d’aménager un « Musée de la tourbière ».

Les travaux de cette commission ont débouché le 3 octobre 1996 par la création d’une Fondation.

Partenaire de la Fondation.

Notre Fondation est tripartite: la commune des Ponts-de-Martel, l’Etat de Neuchâtel et Pro Natura Neuchâtel sont représentés au Conseil de fondation, mais elle est et reste avant tout l’émanation de la vallée.

Objectifs de la Fondation

Les statuts de la Fondation précisent ses objectifs à l’article 3. Il s’agit:

  • de mettre en valeur le patrimoine naturel de la tourbière, en accord avec les lois et ordonnances fédérales existantes;
  • de construire et aménager un musée retraçant les activités humaines liées à la tourbe;
  • d’aménager un sentier naturel didactique;
  • de présenter la géologie générale de la vallée;
  • d’organiser des activités en liaison avec le musée;
  • de participer au développement touristique de la région;
  • de promouvoir le musée de la tourbière.

C’est dans cette optique que la Fondation a développé un projet de sentier didactique traversant la tourbière du Marais Rouge.

Description du projet

Le Marais Rouge fait partie des tourbières d’importance nationale.

Cette tourbière a cependant été profondément modifiée par l’homme au cours de ce dernier siècle, tant par l’exploitation artisanale ou horticole de la tourbe que par la construction de petits cabanons.

C’est dans ce contexte que le sentier déroulera ses deux boucles. La première, au nord présentera l’exploitation artisanale de la tourbe, la seconde, au sud, son exploitation industrielle ainsi que les mesures de revitalisation qui sont entreprises aujourd’hui pour lui redonner vie.

Ainsi c’est bien l’homme et sa relation parfois conflictuelle avec le marais qui seront placés au centre du sentier.

Ce sentier complètera donc parfaitement l’offre touristique de l’arc jurassien qui en d’autres lieux insiste davantage sur la présentation de la tourbière en tant que milieu naturel (faune, flore, origine,…).

Etat d’avancement

Les travaux ont débuté cet automne. Les entreprises mandatées par la fondation collaborent avec le groupe Nature neuchâteloise mis sur pied par l’Office de la conservation de la nature avec la collaboration du Service cantonal de l’emploi dans le cadre des programmes d’occupation. Le Service des forêts est également impliqué.

 

La préparation du sentier est bien avancée, la pose des premiers éléments est déjà visible dans le terrain. Dans la boucle nord, le chemin a été tracé et aplani. La mise en place des rondins qui assureront la pérennité du sentier est en cours.

 

Dans la boucle sud, la préparation du sentier (éclaircies forestières, nivellement…) est terminée. La suite des travaux se déroulera au printemps en fonction des conditions météorologiques.

 

La conception des panneaux d’informations, qui seront attractifs tant par leur aspect que par leur contenu, est en bonne voie également.

 

Les travaux d’aménagement du sentier et des panneaux devront converger pour que, sauf contretemps, à la fin du mois de juin 1998, ce premier sentier soit inauguré.

Financement

La commune des Ponts-de-Martel et l’Etat de Neuchâtel ont permis par leur financement d’assurer le démarrage du projet. Ces deux partenaires ainsi que Pro Natura Neuchâtel ont mis à disposition leurs terrains pour la réalisation d’un premier sentier. L’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage a pour sa part octroyé une subvention au projet.

Mais c’est la commune qui a réellement permis à la Fondation de

démarrer, lorsque son Conseil général a accepté d’octroyer à cette dernière un crédit de Fr 393’000.–.

Et la suite ?

Notre Fondation recherche activement des soutiens financiers, institutionnels ou non, afin de nous permettre d’atteindre les objectifs définis dans les statuts. En fonction de l’intérêt que nous rencontrerons, nous mettrons sur pied deux nouveaux sentiers (découverte du site marécageux et du Bied des Ponts), étendrons la présentation de l’exploitation industrielle de la tourbe et créerons enfin le musée de la « Tourbière des Ponts ».

 

Texte repris intégralement sur le site www.ne.ch (2001) avec l’autorisation de Yannick.Storrer@ne.ch (11.05.2014/ omi)

 

En avant (2017) !